Hotels de Buenos-Aires

Choisir son hôtel à Buenos-Aires

La capitale argentine avec ses cafés terrasse, ses immeubles hausmanniens, et sa vie culturelle rappelle indiscutablement la vieille Europe. Autant donc jouer le jeu et se loger dans le quartier le plus européen de la ville, à savoir la Recoleta. Mais attention où mettre les pieds.

Le Park Hyatt Buenos Aires, dans l’avenue Alvear, un cinq étoiles luxe,peut sembler une option. Il se compose de deux corps de bâtiments, l’un le palais Duhau, datant de la première moitié du 20 ème siècle et entièrement restauré dans un style minimaliste, et l’autre une construction moderne d’une vingtaine d’étages, où se trouvent la majorité des chambres.

Première surprise pour le nouvel arrivant, une note grotesque déposée dans chaque chambre par la direction. Après les conseils habituels conseillant de laisser les objets de valeur au coffre, viennent quelques recommandations qui valent leur pesant d’or. Ne pas prendre les transports en commun, vérifier la monnaie que vous rendent les chauffeurs de taxi, en raison des nombreux faux billets circulant en ville, ne pas résister si on est attaqué, et marcher dans la rue, sur le trottoir face au trafic. Cela sera plus difficile de vous voler quelque chose, précise l’hôtel . Bigre , tout ceci fait froid au dos! Ne serait-il pas somme toute préférable de se déplacer avec les voitures de l’hôtel même si celle ci offrent des transferts à Ezeiza trois fois plus onéreux que les limousines disponibles à l’aéroport? Ou serait-ce un plan machiavélique du Hyatt pour vendre a tout prix ses services annexes?( Lors du check in, la responsable propose immédiatement des adresses de restaurants pour aller dîner le soir..) Non bien sûr, répond sans grande conviction l’un des responsables de la réception. Ce sont les clients dévalisés, dit-il, qui se plaignent de ne pas avoir été avertis! L’hôtel en tout cas ne ménage pas ses efforts pour arrondir la note : l’internet dans les chambres est payant, et si l’on veut chaque jour au réveil dans sa chambre deux journaux au lieu d’un, il faut dégarnir de nouveau son portefeuille.

Dehors, sur l’avenue Alvear, les promeneurs déambulent pourtant paisiblement devant les boutiques de luxe…Renseignements pris auprès de Cacho, chauffeur attitré pendant de nombreuses années des chaînes de Tv espagnoles, et autres médias internationaux,la sécurité s’est certes dégradée en Argentine, et les «faux» taxis sont monnaie courante, mais la ville avec quelques précautions d’usage n’est certainement pas aussi dangereuse que les conseils ciblés du Hyatt ne le laisseraient supposer. Il est vrai que l’hôtel joue sur du velours. Sa clientèle essentiellement nord américaine ne parle souvent pas l’espagnol, et manque donc de points de comparaison. Les appetizers servis à l’apéritif – encore faut-il les réclamer – sont minables: olives trop salées, et allumettes au fromage de la veille. Le jus de tomate est trop salé, et les glaçons sont déjà fondus. Quant au restaurant installé dans le jardin on y cherche en vain une Parrilla. Sans doute n’est ce pas assez «chic» pour les services de marketing de l’hôtel qui assurent que le Hyatt sert une cuisine argentine sophistiquée. Une cave à fromage et à vin attendent les clients.
Les chambres sont spacieuses, la literie est de qualité, mais la climatisation et l’éclairage, extrêmement compliqués à manier, sont de l’avis même du personnel, un «problème» certain.

L’hotel Alvear est un must

En résumé, on l’aura compris, le Park Hyatt à Buenos Aires, est à éviter pour ceux qui recherchent une certaine authenticité. On conseillera à ces derniers de choisir l’hôtel Alvear, à quelques dizaines de mètres de là. L’Alvear ne fait partie d’aucune chaîne et le petit déjeuner est une splendeur. Mangues du Brésil, boulangerie maison, saumon fumé,…le buffet est servi dans des couverts en argent sous des lustres en cristal.

L’Alvear est au centre du quartier de la Recoleta

L’Alvear est à quelques minutes à pied des cafés et restaurants de la Recoleta, et notamment du café de la Biela qui rappelle les Deux-magots à Paris ou le café Gijon à Madrid, à ceci près que les Argentins, tout au moins ceux qui fréquentent l’endroit, sont plus soucieux de leur tenue que de nombreux européens. On s’habille encore en fin d’après midi pour siroter un jus de fruit en terrasse.

L’ancien restaurant favori des tortionnaires argentins de la dictature militaire

Et pour déguster une merveilleuse viande, aller sur les bords de la Costanera, entre Pampa et Ciudad Universitaria, un moment désertée au profit du nouveau quartier de Puerto Madero et ses tours sans charme. Les restaurateurs sont revenus sur les bords du Rio face aux pécheurs à la ligne et le Happening est l’une des meilleures adresses. A moins de vouloir jeter un coup d’oeil au restaurant favori des militaires argentins qui sévissaient au terrible centre de détention et de torture de l’École Mécanique de la Marine( Esma): il s’appelait à l’époque «Les années folles» mais a changé de nom depuis et se prénomme maintenant« Aquellos anos». Les tortionnaires y arrivaient parfois – dit-on- avec leurs chemises tachées de sang.

Hotel Alvear.
info@alvearpalace.com
Tel: 54.11.4808.2100
Avda. Alvear 1891
C1129AAA
Buenos Aires – Argentina
Reservas
reservas1@alvear.com.ar
Tel: 54.11.4804.7777 | Fax: 54.11.4804.0034

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