La civilisation disparue de l’île de Paques

Vestiges de la civilisation de l'île de Pâques

Ile de Pâques : le mystère d’une civilisation disparue

Quelle est la raison de l’attrait qu’exercent sur l’imagination ces gigantesques statues de pierre appelées Moaï qui se dressent un peu partout sur l’île de Pâques? C’est sans doute qu’elles évoquent une civilisation disparue sur laquelle on ne possède finalement que peu d’éléments.

Les premiers habitants de l’île de Paques furent vraisemblablement une tribu polynésienne vaincue qui trouva refuge entre le 12e et le 15e siècle sur cet îlot volcanique de 24 kms sur 12 surgi du Pacifique à 5 heures d’avion de Santiago. C’est un navigateur hollandais Roggeveen, à bord de l’Arena, qui découvrit l’île le 6 avril 1772 qui était un…dimanche de Paques.

Le premier contact entre les indigènes – de 2000 à 3000 habitants selon Roggeveen – eut lieu le lendemain de l’arrivée de l’Arena. Un indigène monta à bord de l’air le plus naturel sans paraître étonné par la présence des étrangers. Il arpenta le pont, s’interessa aux cordages et au canons, comme si les problèmes techniques l’interessaient et ne perdit contenance, raconte Alfred Metraux, dans son ouvrage sur l’île de Pâques, que lorsqu’il aperçut son image dans un miroir. L’orchestre du bord se mit à jouer de la musique et le pascuan commença à danser. Enthousiasmé par sa bonne humeur et la confiance dont il leur témoignait, les hollandais leur offrirent de nombreux présents qu’il ramena au rivage à la nage. D’autres visiteurs montèrent à leur tour, mais le climat entre l’équipage et les indigènes commença à changer lorsque certains Pascuans dépouillèrent des marins de leurs chapeaux et sautèrent à la mer, avec leur butin. Le lendemain, la situation se dégrada encore lorsque les hollandais débarquèrent dans l’île, et firent feu sur une foule d’indigènes qui les menaçaient avec des pierres.

Les moaï de l’île de Paques

Les Moaï de l’ile de Paques étaient des divinités tutélaires censés protéger une tribu et chacun était le portrait d’un ancêtre. La «civilisation» pascuane -le terme est tout relatif car les Pascuans étaient cannibales et pratiquaient allègrement les sacrifices humains-connut son apogée entre le 14e et le 15e siècle. On aurait compté à cette époque jusqu’à 20 000 habitants. Puis elle disparut presque complètement à la suite de guerres tribales causées sans doute par la surpopulation, la raréfaction des ressources, des raids de marchands d’esclaves, et des maladies «importées» comme la tuberculose et la variole. Les géants de pierre sont ainsi les seuls survivants d’un passé disparu qui enflamme d’autant plus les imaginations que certains se dressent au bord du Pacifique dont les eaux bleues et transparentes marquent ici le début de la Polynésie.Leur regard protecteur est dirigé vers le village dont ils étaient censés assurer la protection.

Les mystérieuses statues de l'île de Pâques

Rapa Nui, l’île aux 73 volcans

Plus prosaïquement, il ne faut pas manquer de visiter cette ile qui s’ouvre lentement au tourisme, car Rapa Nui (son nom en langue locale), a miraculeusement échappé, en raison de son statut particulier, aux promoteurs immobiliers qui ont défiguré une bonne partie du littoral chilien. Seuls les Pascuans ont le droit de posséder de la terre, et les promoteurs chiliens se sont ainsi vu déposséder du droit de bétonner la côte. L’infrastructure hôtelière compte notamment un hôtel de la chaine Explora ainsi que de multiples bungalows, dont ceux de Heva Propiedades ( www.hevapropiedades.com) bien situés sur un vaste terrain dominant la mer.
Le touriste redevenu «voyageur» pourra ainsi séjourner en toute tranquillité dans l’île aux 73 volcans et même plonger dans les eaux bleues du Pacifique à la belle plage de sable blanc d’Anakena en rêvant à cette civilisation disparue.

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