Gastronomie néo-zélandaise: le jarret de mouton de Whitianga

Fastfood en Nouvelle-Zélande
Un solide gaillard musclé come un boeuf dévore d’énormes hamburgers à étages dégoulinant de sauce et son maillot de corps laisse échapper des bras noueux agrémentés de larges tatouages. Sa compagne de table a la même corpulence et tous les deux sirotent de la Corona avec une tranche de citron glissée dans le goulot de la bouteille. Le restaurant est plein: au Wild Hogs, à Whitianga, une station balnéaire de la péninsule de Coromandel, en Nouvelle-Zélande, on ne plaisante pas avec la cuisine.

Gastronomie en Nouvelle-Zélande : quantité est synonyme de qualité

Quantité est synonyme de qualité, comme ce plantureux jarret de mouton en ragoût accompagné de purée et de petits pois et nappé d’une sauce brune à la composition mystérieuse. Le mouton néo-zélandais est l’un des meilleurs du monde, mais au Wild Hogs le morceau est racorni, et dur. La sauce est écœurante et on n’insistera pas. Ce Lamb Shank est pourtant l’un des plats les plus appréciés de l’établissement et les serveuses en apportent sans discontinuer en terrasse avec de grands sourires. La gastronomie néo-zélandaise à l’intérieur du pays rime souvent avec fast food. Rien à voir avec les bons restaurants de Auckland.

Gastronomie néo-zélandaise: la fast food à l’honneur

Whitianga est une station balnéaire de la péninsule de Coromandel, dans l’île du nord. Une longue et belle plage de sable où les baigneurs sont rares et un petit port de plaisance qui est lui plein à craquer de voiliers et bateaux à moteur. La baie est magnifique avec des pitons rocheux en arrière fond, mais la localité n’a aucun charme. Motels et appartements loués à la journée en bord de plage, des dizaines de fast-food et de boutiques bas de gamme à l’intérieur de l’agglomération. Les rues se coupent à angle droit. On achète des frites pour les ramener chez soi enveloppées dans du papier journal. Quelques restaurants asiatiques peu ragoûtants complètent le tableau. On pêche des poissons et des crustacés dans le secteur, se lamente Larry, un gérant d’apart-hotel, mais ils sont tous vendus aux chinois ou aux japonais.

Le matin sur la promenade longeant l’océan pacifique, des joggeurs s’entraînent le long des apart-hotels. La mer est turquoise et le sable presque blanc. De belles photos en perspective. A Whitianga comme ailleurs, les paysages ne manquent pas en Nouvelle Zélande pour attirer le touriste.

Au Wild Hogs, une pancarte, prés de l’entrée, indique que l’établissement recherche des cuisiniers. Des spécialistes de jarret de mouton?

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