Oenotourisme en Languedoc

Oenotourisme en Languedoc dans l’appellation CorbièresOenotourisme en Languedoc
Qui dit Corbières dit région méridionale mais aussi vins et AOC. Dans cette appellation certaines caves jouent à fond la carte de l’oenotourisme, l’occasion de voyager tout en se désaltérant.
En Languedoc, l’appellation Corbières et Corbières Boutenac est riche de quelques 1 715 vignerons et d’environ 250 caves particulières. Avec une production de 436 000 hl en 2011, c’est la 1 ère appellation sur la région et la 4 ème en France après le Bordelais, le bordeaux supérieur et les Côtes du Rhône.

Les vins de l’apellation Corbières

Les Corbières se constituent de terrains accidentés, de reliefs semi montagneux brûlés par le soleil, battus par les vents omniprésents. Et le vignoble se dispute avec la garrigue pour trouver un espace vitale. A l’image du milieu naturel, ardu, sauvage mais chaleureux, les vins sont ici charpentés, soutenus et très aromatiques avec des notes fruits rouges garrigue pour les rouges, des touches florales et fruitées pour les rosés et des bouquets fleurs blanches –fruits exotiques pour les blancs. Cette appellation est sur les principaux cépages suivants : carignan, grenache, cinsault, mouvèdre. Bien présente en grande distribution, les Corbières poursuivent leur travail vers une plus grande qualité et sélectivité.

Dans cette optique, les vignerons aiment à faire partager leur passion en expliquant leur travail sur le vignoble. Ces explications pour le plus grand nombre passent le plus souvent par la visite des chais et la dégustation au caveau de quelques crus, voire de différents millésimes d’un même cru. Mais pour certains viticulteurs, l’oenotourisme va plus loin encore et s’apparente à du tourisme pur et simple.
Terra Vinea est un lieu unique né du pari fou des vignerons des Caves Rocbère, à savoir installer à 15 kms de Narbonne dans une ancienne mine de gypse le chai de vieillissement. 50 000 visiteurs par an se bousculent pour se promener à moins 25 mètres et y admirer les 1 500 barriques qui mûrissent dans une température constante. Dans la cathédrale de gypse, un parcours hors du temps permet d’appréhender l’Histoire du vin, la gastronomie et le travail de la vigne. En hiver, un marché de Noël s’invite même le 15 décembre devant l’entrée du site ! (04 68 48 28 05).

Au Château Vieux Moulin, deux gîtes permettent de sillonner la région et de se reposer même si la piscine et le boulodrome vous tendent les bras (04 68 43 29 39).

Au Château Villemagne, outre des expos sur le domaine, existe un mini écomusée. En effet sur le lieu ont été retrouvés des restes de villa gallo-romaine sur des terres où les vignes ont été arrachées. Amphores et tuiles romaines, silex, pointes de flèches, hache polie, pièces de monnaie constituent un petit musée aux côtés du gîte dans une demeure de charme du XII ème siècle (04 68 24 06 97).

Le Domaine La Lause a repris le concept citadin des « greeters », ces habitants bénévoles qui se proposent d’accueillir les touristes et de leur faire partager l’amour de leur cité. Ici, le vigneron devient un greeter de la garrigue et emmène l’étranger visiter « son pays ». Dans un périmètre accessible à pied, en randonnée de 2 heures et plus, le programme peut être un pont roman du XIII ème, une église romano gothique moyen âgeuse, un village fortifié avec tour de guet, un retable en bois sculpté italien….ou de manière plus triviale la découverte de produits locaux et de petits artisans produisant cassoulet, confits, miels et fromages de chèvre. (04 68 78 73 11).

A la coopérative de Névian, même approche axée sur les éoliennes. Terre de contrastes, les Corbières sont parsemées d’éoliennes qui peuvent à la base heurter l’œil du touriste lambda. Les vignerons de cette coopérative explique le pourquoi du comment, comment eux ont su apprivoiser cette nouvelle source d’énergie (04 68 93 60 62).

Enfin Jean Pierre Mézard sur son domaine de 35 hectares fut un précurseur en 1995 lorsqu’il se lança dans l’oenotourisme en créant près de 2 kms de sentiers pédestres avec des pupitres à vocation pédagogique. Faune et flore sauvages de la garrigue sont expliquées par le narrateur si on prend l’option visite commentée. Il existe 300 espèces végétales de garrigue et le vigneron est bavard ; on l’écoute donc à n’en plus finir. Si vous préférez vous promener en « auditeur libre », le sentier est fléché, même homologué « tourisme handicap » et une partie de la balade s’ouvre sur les systèmes solaire et planétaire. Après avoir appréhendé les mystères de la lune, du soleil, de Mars et des autres comètes ; une petite dégustation au cellier ne sera pas de refus ! (04 68 44 02 22).

D’autres renseignements peuvent être pris auprès du conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (04 68 90 38 30) ou du syndicat général de l’AOC Corbières (04 68 27 73 00).
( Marie Laure de Vienne )

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