Rodéo à Curico, une petite ville du Chili profond

Préparatifs du rodéo de Curico

Préparatifs du rodéo de Curico

Rodéo à Curico: les vachettes sont projetées contre les parois de l’enclos, souvent contusionnées ou blessées, parfois forcées de se relever a coups de décharges électriques. Un spectacle éprouvant et d’autant plus brutal que les cavaliers seront plus maladroits, face à des vachettes sans défense. Mais c’est une tradition bien ancrée dans les campagnes chiliennes car le Rodéo est au Chili presque aussi populaire que le football, mais ses pratiques sont dénoncées par les défenseurs des animaux.

Curicó n’attire pas beaucoup de visiteurs étrangers. Les gros propriétaires terriens de la région, habitent en périphérie, dans de belles maisons, protégées de hauts murs. Ils ont leurs clubs, jouent au golf ou au polo, et constituent une société très fermée. Certains font de timides tentatives pour rentabiliser leurs belles demeures campagnardes en installant des chambres d’hôtes. Mais à moins d’un contact privilégié, avec la famille propriétaire , le visiteur de passage, n’aura qu’un aperçu très limité de la vie de ces grandes propriétés qui constituent avec le cuivre l’une des grands richesses du pays.

Curico: Une chaleur torride en été

L’ombre des araucarias, des cèdres et des palmiers de la Plaza de armas de Curicó rafraîchit un peu l’atmosphère, mais en été, la petite ville chilienne située à moins de 200 kms de Santiago est écrasée par la chaleur. Rares sont les promeneurs qui flânent dans le centre de la ville, aux petites maisons d’un étage, qui rappellent vaguement l’architecture coloniale. Mais on prépare le rodéo, le grand évènement de l’année, les « champions  » de la région sont sélectionnés pour participer au grand championnat de rodéo de Rancagua au sud de Santiago.

Curico et le souvenir du chef Mapuche Lautaro

La température monte souvent à 35 degrés dans cette région du centre Chili, où l’on produit des vins rouges charpentés, mais aussi d’excellents vins blancs, sauvignon ou chardonnay. Curicó signifie « eau noire » en Mapudungu la langue des indiens mapuche qui ont longtemps résisté aux espagnols pendant la colonisation. « Eau noire », car la ville fondée en 1743 fut déplacée cinq ans plus tard à son emplacement actuel en raison de l’humidité du sous-sol de son premier emplacement.
Une statue du chef Mapuche Lautaro se dresse d’ailleurs sur la Plaza. Lautaro dirigea pendant plusieurs années, au 16e siècle, la rébellion Mapuche contre les espagnols et l’on dit qu’il fut l’un des premiers à se rendre compte que les cavaliers espagnols n’étaient pas des monstres inconnus mais tout simplement des hommes sur des chevaux. Devenu palefrenier au service des envahisseurs, il apprit lui aussi à monter et les Mapuches devinrent ainsi de brillants cavaliers qui réussirent à monter jusqu’aux portes de Santiago.

Le rodéo chilien

Les Huasos ( équivalents des gauchos argentins) venaient jadis repérer leurs animaux dans les troupeaux et les bloquaient le long des enclos pour les marquer. Un cavalier les immobilisait au niveau du poitrail, un autre bloquait leur flanc contre la barrière de l’enclos. Les règles du rodéo, inspirées des pratiques des gardiens de troupeaux de jadis, furent codifiées au Chili vers la moitié du 19e siècle.

Hôtels et restaurants de Curico

Curico dispose d’un petit hôtel moderne et confortable dans le centre de la ville, l’hôtel Las Raices, qui pourrait devenir l’un des leviers de promotion de la région sous réserve que ses propriétaires en aient vraiment la volonté. Les deux meilleurs restaurants de la ville sont l’ Emporio et le Fuego bendito dans le quartier de San Francisco. L’Emporio se positionne plus comme un restaurant de luxe ( avec des prix très modérés par rapport à ceux de Santiago) et le Fuego bendito comme un belle Parilla avec de la viande saisie a la braise